Siri Hustvedt -Tout ce que j’aimais

Séance du lundi 14 décembre 2020

Siri Hustvedt nous offre dans ce roman écrit en 2003, une plongée dans le New York artistique et intellectuel des années 70 et une réflexion sur l’art, la psychiatrie, la perte.

Au soir de sa vie, Léo relate ses souvenirs. Pratiquement tous ceux qu’il aimait (et tout ce qu’il aimait) ont disparu.  Des années plus tôt, le couple Léo (professeur d’histoire de l’art) et Erica (professeure de littérature) noue une amitié très forte avec Bill (artiste peintre et plasticien) et Violet (qui fait une thèse sur l’hystérie et le corps des femmes).  Le 1er tiers du roman un peu lent pose un certain nombre de questions sur l’art, son sens, son coût et développe les relations entre les deux couples. La suite du livre qui débute avec la mort de Matt, le fils de Léo, est beaucoup plus dramatique et nous immerge dans la vie et la complexité des personnages.

Ce roman n’a rien d’une chronique narcissique de couples d’artistes brisés, c’est au contraire un livre très fort qui parle de la perte «sur ce qui est perdu, le paradis, le bonheur ordinaire, l’enfance», qui parle des moyens de chacun pour survivre à cette perte (porter les vêtements du disparu, collectionner des objets lui ayant appartenu…)

C’est un livre extrêmement profond tant par les thèmes abordés: l’art, la folie, l’amour,  la mort, l’amitié, le désir, le mensonge, l’addiction….  que par son écriture dense, étourdissante parfois. Un livre intelligent que nous avons tous aimé.

Siri Hustvedt – What I Loved

The artistic and intellectual life of New York in the 70’s comes to life in Siri Hustcedt’s novel What I Loved,  published in 2003.  It is also a reflection on psychiatry, loss and  the meaning of art.

As old age approaches, Leo, the narrator, looks back on his life. The people he loved (and what he loved) have all but disappeared. 

Leo is a professor of art history and is married to Erica, a professor of literature.   He  begins his story when, years earlier, he embarks upon a strong and  enduring friendship with  Bill, an avant-garde artist,  and Violet, a researcher working on a PhD dissertation on hysteria and how it affects the body of women. 

In the first part of the book, the story unfolds slowly :  As Leo  retraces the relations between the two couples he  explores questions relating to  the nature of art, its meaning, its cost to society .  The second section of the book, which  begins with the death of  Leo’s son, Matt, is much more riveting and plunges us into the lives and complexity of the characters.

The novel is far from an inward-looking narrative chronocling the lives of frustrated, broken artists.  It is on the contrary a profound book which examines the idea of loss,  of what is lost :  paradise, ordinary happiness, childhood.  It  is about how we deal with  loss, how each of us does what he or she can  to survive the loss of a loved one  – by wearing the clothing or by collecting the objets having belonged to those who have passed away.

It is, again, a profound book not only by the themes it explores  –  art, madness, love, death, friendship, desire, duplicity, drug addition …. – but also by the prose itself : dense, and at times, overwhelming.  

An intelligent book that we all enjoyed.

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